ORAN

LA LIONNE DE L’OUEST

C’est grâce à des amis photographes Algériens que j’ai fait mon premier voyage en Algérie, pays frère de la Tunisie. Mon périple s’est déroulé sur trois semaines, chacune dédiée à une ville différente : d’abord Béjaïa, puis Alger, et enfin Oran. C’est justement de cette dernière étape, celle qui m’a le plus marqué, que je voudrais vous conter aujourd’hui.

Le trajet entre Alger et Oran m’a fait prendre conscience de l’immensité de ce pays. Mais en mettant le pied à Oran, quelque chose a basculé. Une douceur particulière, presque maternelle, flottait dans l’air.

Toutes les photographies de cette série sont disponibles à la vente
TIRAGES D'ART ORIGINAUX SIGNÉS & NUMÉROTÉS

Une douceur maternelle

L'atmosphère d'Oran

Ce n’était pas seulement le climat, c’était une atmosphère — apaisante, enveloppante, comme si la ville elle-même vous accueillait avec le sourire d’une mère. Ça m’a rappelé des souvenirs d’enfance, ces étés passés en Espagne, surtout à Alicante, où régnait ce même charme méditerranéen, fait de lumière et de lenteur.

Authenticité et Sérénité

Au fil des jours, Oran m’a dévoilé peu à peu son visage : une authenticité sans apprêt, et une absence totale d’agressivité. Je me souviens de mes promenades nocturnes, si paisibles qu’on pouvait entendre le murmure du vent. Je me sentais en sécurité, vraiment. Voir des femmes marcher seules, tard le soir, détendues et confiantes, en disait long sur le respect qui imprègne la vie ici.

Sous le regard de Santa Cruz

Et puis, il y a cette trace espagnole, palpable partout. Prenez le fort de Santa Cruz, par exemple, qui veille sur la ville du haut de sa colline. De là-haut, le panorama est stupéfiant : la terre et la mer se confondent, comme enlacées sous le regard séculaire de cette forteresse.

Une architecture qui a une âme

L’architecture, elle aussi, raconte une histoire. Oran est un mélange fascinant, un peu anarchique, de styles et d’époques. En se promenant, on croise de magnifiques bâtiments art déco, même si beaucoup portent les stigmates du temps — des façades un peu défraîchies, des fils électriques qui forment comme des toiles d’araignées, avec des ajouts hétéroclites. Mais justement, cette imperfection a sa beauté. Chaque immeuble semble avoir une âme, une histoire à murmurer. Et puis, entre ces murs chargés de mémoire, la ville respire grâce à ses nombreux espaces verts, de vrais petits havres de paix où l’on vient reprendre son souffle.

"Oran ne se livre pas d’un coup. Elle se découvre pas à pas, dans une douceur qui reste, bien après, gravée en soi."
Les Gardiens de la Mémoire

Mais ce qui m’a le plus ému, ce sont ses trésors cachés. Je pense à ces bouquinistes, véritables gardiens de la mémoire, qui tiennent leurs échoppes avec une passion palpable. Fouiner parmi leurs étagères, c’est comme partir à la chasse aux trésors littéraires.

Le silence de la lecture

Et comment ne pas mentionner l’ancienne cathédrale du Sacré-Cœur, transformée en bibliothèque publique ? Marcher entre ces rayonnages immenses, sous une voûte autrefois dédiée au silence de la prière, aujourd’hui à celui de la lecture… c’était magique. Pour un amoureux des livres comme moi, c’était un peu le paradis.

VOTRE SÉLECTION : 0 œuvre(s)
DEMANDER LES TARIFS VIA WHATSAPP